dimanche 5 septembre 2010

THE EARLY YEARS (THE JACK AND JIM SHOW - 1994)

91 - The Early Years (1994)

Inkanish CDR 2001

EC : guitar, banjo, vocals
JCB : drums, vocals
Chris Cornetto : cheap organ on Pill Up Architecture

A Good 250 Tolar Room (D.V. Vliet) / More Fresh Garbage (Fergusson/California) / I'm Willin' / Hello, Mr. Soul (EC) / That Strange Feelin’ in My Heart (Tim Buckley) / The Blimp (D.V. Vliet) / Trouble Coming Every Day/Oh No (F Zappa) / The Cave (Larry Kingston) / That's the Way Love Goes (Lefty Frizzell) / Shockabilly Song (Pile Up All Architecture) (EC/Kramer) / Secret of the Cooler (EC) / My Guitar Wants to Kill Your Mama (F Zappa) / Nazi Punks, Fuck Off (Jello Biaffa) / Lonesome Cowboy Burt (F Zappa) / Everybody Loves a Nut (Jack Clement) / Jack Likes His Jazz (Donna Lee) (Charly Parker) / Born on the Bayou (J Fogerty) / The Powwow Trail (EC/JCB).

Cette autoproduction du discret label de Jimmy Carl Black est plutôt bâclée (compositions et invités non crédités, imprécisions de certains titres, coupes brutales, bip sonore du matériel enregistreur, graphisme basique) mais offre une généreuse sélection de titres captés en live lors de la première tournée de 1994, (bien qu’aucune information ne soit non plus donnée sur les dates et lieux d’enregistrements). Une cassette du même nom, sans autres renseignements, circulait également à l’époque avec une tracklist plus fournie.
Le Jack & Jim Show rode encore sa formule et jouit alors d’une fraîcheur d’exécution qui plus tard pourra lui faire défaut. Soutenu par l’indéfectible et rudimentaire assise rythmique du batteur (pourtant non dénué de finesse), Chadbourne navigue à l’aise entre balades tranquilles et tempêtes où pleuvent des cordes : celles d’un banjo endiablé et hypnotique (longue version effrénée de «Fresh Garbage», le classique «Nazi Punk») ou celles de guitares torturées à l’électricité (le dramatique et passionnant «Secret Of The Cooler» ou l’urgent «Pill Up Architecture », tous deux en provenance de Shockabilly, ou encore l’Hendrixien «Hello, Mr Soul» basé sur le riff de «Satisfaction» des Stones). Le répertoire privilégie largement les reprises, coutumières comme les insolites loufoqueries de Zappa et Beefheart, ou plus rares comme cette fine interprétation du «Donna Lee» de Charlie Parker, (histoire de rappeler que Chadbourne est un habile jazzman) ou la curieuse version brouillonne et éthylique du tube de Creedence, «Born On The Bayou», intégrant une citation du «Tomorrow Never knows» des Beatles ! avant de se terminer dans le chaos. Enfin leur imitation de chant indien sur rythme tribal emporte toujours l’adhésion bien que la brusque coupure du morceau en pleine envolée soit des plus frustrantes. «The Early Years» se classe parmi les meilleurs crus du Jack & Jim Show dans tous ses états : tour à tour érudit, brut, excité ou paresseux, magnétique et direct, dilettante et jazzy, génial ou mollement inspiré…
EG




Nijmegen Hassen Hunt (1990)


NIJMEGEN HASSEN HUNT

Nosehair #010 / Noiseville #51 (1995)
House Of Chadula # 1990D

Theme from Membrane (EC) / Peter Brotzmann Describes Seoul Nightlife To Jim Hi Kim And She Makes A Disgusted Face (EC/Jin Hi Kim) / Residue From Decision To Let An 18-Year Old Housesit While We Were In Europe (EC) / Bunyan (EC) / Chasin Captain Jack (EC) / Electric Rake Solo (EC) / Brixton Punks Vs. Hippies Incident (EC) / Invitation To a Jam Session (EC) / Family Visits (EC) / More Electric Rake (EC) / Eugene Stinks (EC) / Gospel Rake (EC) / Succesful Attempt to Terrify Neurotic Collie Featuring Eccentric Composer Who Later Joined Leather Club (EC) / Oil Of Hate (EC) / Nijmegen Hassen Hunt (EC/Bennink) / Excerpt From One and Only Tel-Aviv Bats Gig (EC/Denley/Moss) / I'll Sail My Ship Alone (Bernard/Burns/Mann/Thurston) / Groningen Bells/Truth is Marching In (Ayler) / The Porthole (EC).

EC : electric guitar, acoustic guitar, acoustic 12 string guitar, deering 5-string banjo, prepared piano, percussion, electric bass, electric rake, vocal, tapes, radio, communist harmonica, amplified ship porthole, rubber bands.
Jin Hi Kim : Komungo
Joee Conroy : mini-bass, fiddle
David Stilley : horn
Murray Reams : drum set
Opaz Elbatnrut : turkish bagpipes
Leslie Ross : bassoon
Bart : dialogue
Gilfred Lee Fray : piano, voice, miscellaneous instruments
John Pasquini : violin
Jeff Weichinger : electric bass
Rudy Hinnant : baritone saxophone
“Van Halen” : electric guitar and voice
Melody the Collie : barking, howling
Molly Chadbourne : vocal
Jonathan Segel : violin
Victor Krummenacher : bass
Marko Novachcoff : baritone saxophone
Tim Holmes : bass saxophone
Murray Reams : drums
Han Bennink : bugle, percussion, harmonica
Jim Denley : alto sax and “flax” (flute w/reed)
David Moss : toy drums, drums, electronics, voice, etc.

Après l’inépuisable Electric Rake Cake, Chadbourne pioche à nouveau dans ses archives et nous ressert une compilation dense et foutraque largement constituée d’inédits.
Rude entrée en matière avec « Theme From Membrane », extrait de la bande originale (non retenue) d’un film d’horreur, à mi chemin entre le rouleau compresseur bruitiste et brutal de The English Channel et les traînées exaltées de guitares frénétiques à la Guitar Freakout, en totale opposition avec la longue et calme improvisation, inspirée semble t-il d’un mouvement du sanjo coréen, en compagnie de la joueuse de komungo (cithare à frettes) Jim Hi Kim. Un autre témoignage de ce concert au festival Taklos de Zurich figure également dans le Komunguitar de Kim.
Laissant entendre la rythmique serrée et la couleur instrumentale immédiatement reconnaissables de la Chadbourne Baptist Church et son étonnante section de cuivre, « Bunyan » est la même version que celle de l’album à venir Chad-Born Again, augmentée ponctuellement des circonvolutions de la cornemuse écossaise d’un certain Opaz Elbatnrut (?). De même Chasin’ The Captain Jack est un fragment légèrement transformé de la suite transposant des chants et rythmes sioux, parue à l’origine sur cassette et remixée par la suite avec Communication is Overrated.
Rien de tel ensuite qu’un bon petit solo supersonique d’electric rake pour exciter les esprits comme dans « Brixton Punks Vs. Hippies Incident », dispute survenue en plein concert et bien sûr récupérée par Chadbourne qui se plait à exploiter dans ses enregistrements des fragments volés à la réalité (cf Jungle Cookie), à l’exemple du message de répondeur de «Residue From Decision… » ou du visiteur de « Invitation to a Jam Session ».
Inspiré d’un cauchemar chez ses beaux parents, le blues décharné à la Johnny Cash de «Family Visits» est un vrai petit chef d’œuvre désopilant ou le mix décalé entre banjo, guitare et voix exprime à merveille l’ennui et la déprime. Défoulement garanti alors avec les riffs déchirés et les saturations de «Eugene Stinks» (extrait de la cassette du même nom), parfait exemple de pure folie également à l’oeuvre dans «Gospel Rake», mêlant râteau électrique et bande radio à la manière d’un cartoon, ou «Oil Of Hate» (version du EP), chanson déjantée dominée par la voix délurée de Molly en cantatrice trash prépubère. Dément !
On retrouve ensuite à son meilleur niveau l’effervescent duo avec Han Bennink, expert en figures libres swinguantes, pour deux morceaux (captés lors de la tournée hollandaise de 1992, non documentée par ailleurs) qui rappellent certains moments de Tears. Egalement une version inédite à trois du Relative Band, avec Moss et Denley, dans un medley enchaînant selon les requêtes du public improvisation surexcitée et jeu imprévisible hors contrôle, sur «Ticket to Ride», «Walk across Texas» et «Summertime». Enfin deux reprises tendues et torturées d’Albert Ayler qui comptent parmi les meilleures enregistrées par Chadbourne, précédent la pièce de résistance finale « The Porthole », en forme de ligne rythmique assemblée de bric et de broc à partir de multiples frottements, crissements de feutre, jeu de ballons de baudruche ou d’élastiques…
Nijmegen Hassen Hunt regorge de moments forts et tient la dragée haute à ses disques les plus fous !
EG










CHAD AND HAN (2005)


CHAD AND HAN

House of Chadula # 2005A
Recorded by Bob O’Haire at Tonic, NYC, June 2004.

Broken Chair (Black uluru) / Tall Tall Trees (George Jones/Roger Miller) / Drivin’ My Life Away (David Malloy/Eddie Rabbitt/Even Stevens) / E. Hassen (EC/HB) / Girl from Alqueda (Vinícius de Moraes/Antonio Carlos Jobim /EC) / Star Spangled Bush / Deliverance / Ramblin’ / Missing Wallet / The Johnsons / From Canada / Jazzmania Banjo / River Man (Nick Drake)/ I’ve Been Everywhere (EC) / Strong Family / Over Under Sideways Down (Jeff Beck) / Peace on Earth / Cluck Old Hen / Cluck Old Bush I / Cluck Old Bush II / Jack Johnson/Loneseme Fugitive.

EC : guitars, banjo, vocals
Han Bennink : percussions, piano

21 Years Later marquait les retrouvailles avec le « hollandais violent » à l’occasion de leur tournée américaine de 2000. Chad and Han est la captation d’un concert donné 4 ans plus tard au club de John Zorn, par les bons soins de Robert O’Haire qui depuis quelques années enregistre occasionellement les prestations de Chadbourne et lui fournit ses bandes (2001 a spaced odyssey, Dr. Chad’s Adventures at the Guitar Festival, Jimmy 2, We'll be together again…).
On attend beaucoup du choc naturel entre ces deux électrons libres, monstres sacrés forgés à toutes les expériences de l’impro et aux pratiques de l’éclectisme musical, à la fois amuseurs publics patentés aimant se donner en spectacle et musiciens guidés par la plus haute exigence, convaincus que l’humour c’est du sérieux !
Malgré un insatiable appétit de jouer, leur énergie fait un peu défaut dans ce concert globalement moins inspiré (le faiblard « Jazzmania Banjo ») qui reste un cran en dessous de l’album précédent. Le répertoire est cette fois moins jazz et une large part est laissée aux chansons. La reprise brouillonne du chef d’œuvre de Nick Drake tient difficilement la comparaison, privée de la grâce et de la magie de l’original (contrairement à la version de «Thought of Mary Jane » dans Songs). Les meilleurs moments sont électriques grace à la guitare définitivement étonnante d’un Chadbourne tendu et survolté à souhait («Jack Johnson», l’excellentissime « Drivin’ My Life Away », « I’ve been everywhere ») même quand il débranche l’ampli ! Bennink est moins tonitruant qu’à l’accoutumée mais fait preuve d’une pertinence sans faille et d’un touché subtil (« Cluck old Hen » est un morceau entrainant à la Jack and Jim Show qui permet de bien mesurer la différence avec J.C. Black).
Il retrouvent quand même toute leur verve dans l’apothéose finale de l’enchaînement « Cluck old Bush » (sur fond d’extraits de déclaration du cher George W.), «Jack Johnson» (morceau le plus rock de Miles Davis) et le génial «Lonesome Fugitive».

EG

EC/QR (2002)


EC/QR

CD-R (No label)
recorded at Mo-Fo third Antifolk Festival, Mains d’Oeuvre, Saint-Ouen (France) june, 26 2002

All These People / Stories About Stolen Gear / Stories About The Metro / La Motte Piquet / Godard At The Beach.

EC : 5-string banjo
Quentin Rollet : alto saxophone

La session a lieu lors de la troisième édition du festival « antifolk » MOFO à Saint Ouen (également à l’affiche : Daniel Johnston, Herman Düne, Jeffrey Lewis, Kimya Dawson, The Married Monk, Mendelson, …) organisée dans le cadre des riches activités culturelles de Mains d’Oeuvre, lieu de concerts et atelier de création en même temps que structure d’accueil pour artistes en résidence. Ce CD-R autoproduit fut vendu sur place dès le lendemain de son enregistrement et non distribué par la suite.
Quentin Rollet est avec Noel Akchote le créateur de l’inclassable et atypique label Rectangle, comportant à son catalogue des personnalités aussi singulières que Red, David Grubbs, Jean-Louis Costes, Benoit Delbecq, Charlie O., Katerine… ainsi que plusieurs disques de Chadbourne (The Acquaduct, le duo avec Derek Bailey, Tout For Tea et le 45t en hommage à Doug Sahm) qui trouve naturellement sa place dans cette famille de musiciens hors normes.
Le duo invente à rebrousse poil des histoires librement inspirées et entièrement improvisées, ou l’absence de thème laisse place au tissage de textures complexes et riches en accrocs. Tandis que les flux et reflux des grappes de banjo créent une assise mouvante, le saxophone imbriqué de Quentin Rollet explore sans pathos la dynamique du souffle et l’art des nuances finement ciselées, en une foule de micro évènements et de ponctuations qui trouvent leur point d’équilibre. Cette musique intensément concentrée dans le présent exige une écoute hyperactive pour une immersion totale, familière aux amoureux du free. Un disque court (28 mn), intense, sans concessions ni austérité, introuvable et chaudement recommandé !
EG

Dimsum, dodgers, and dangerous nights (2000)


DIMSUM, DODGERS, AND DANGEROUS NIGHTS

Volatile Records - VCD003 Cd
2000

If I Were a Bell (Variations on a Theme by Holst) (EC/VB/RdJ) / I Challenge You to an Epiphone Duo / (EC/VB) / Death Lives Down In That Bayou (EC/VB/RdJ) / My Mother’s Eyes (Baer/Gilbert).

EC : guitar, banjo, vocals
Vertrek Ensemble :
Vadim Budman : guitars, 12 strings, hammered guitar, trumpet, cornet, flute, harmonica
Ron de Jong : drums, percussion, cymbals, various bells and Doo-Dads

« Vertrek » est le mot hollandais pour « départ », définissant le duo comme une cellule de base en attente de greffe compatible avec des organismes libres fonctionnant eux aussi au carburant de l’improvisation, et trouvant en Chadbourne - après Derek Bailey - un invité de choix pour cette troisième production maison (Budman est le créateur de Volatile Records).
« If I Were a Bell » dessine les contours irréguliers d’un vaste puzzle riche en détails savants, assemblés en de multiples mouvements flexibles, série de résonances et d’échos diffractés d’un thème vite abandonné, comme autant de lignes de fuite sortant du cadre. Cette longue pièce maîtresse a des allures d’architecture déstructurée faite de changements d’échelle, se découvrant par un parcours chaotique et sans balise, aussi risqué pour les membres du trio que passionnant pour l’auditeur féru de ce type d’expériences.
Tout aussi improvisé mais bien différent, « I Challenge You to an Epiphone Duo » déserte les espaces éclatées et se concentre sur un double discours croisé de guitares acoustiques, sorte de confrontation pacifique en accords et désaccords contrapunctiques de lignes sinueuses entremêlées ou juxtaposées, qui évoque certains passages de The Guitar Lesson avec Henry Kaiser.
Le dispensable “Death Lives Down in That Bayou” marque une baisse de régime et d’inspiration - avec un Chadbourne en pilotage automatique – rappellant l’équilibre fragile d’une pratique musicale pouvant basculer à tout moment de l'excitation à une mécanique routinière, qui plus est tributaire de la motivation et de la capacité de l’auditeur à construire son écoute.
Après ces longues pérégrinations sans thème, la mélodie mélancolique de « My Mother’s Eye » n’en est que plus poignante, bien que défigurée par la voix dilettante d’Eugene, mieux appliqué dans son solo final.
EG







vendredi 7 mai 2010

AUSPICIOUS FISH Postage paid duets vol 1 - Avec DAVID SAIT (2008)

Dans son autobiographie I hate the man who runs this bar, conseillée à quiconque veut saisir, derrière l'apparent chaos discographique, les principes profonds de la philosophie du docteur, Chadbourne raconte cette anecdote: Wadada Leo Smith, un de ses maîtres, qui tenait la chaire de Dizzie Gillespie au California Institute of the Arts, lui a confié un jour avoir enregistré une piste de trompette en overdub "sans écouter les autres pistes". Et pour se justifier, il précisait: "Je ne peux pas jouer et écouter en même temps." Ce qui, pour n'importe quel musicien sensé, passerait pour une provocation ou une boutade, déclenche chez Eugene Chadbourne les conditions chimico-cérébrales d'une révélation, essentiellement au sens figuré, parce qu'il diagnostique ensuite chez la plupart des musiciens une frustration liée à l'excès d'autocritique, et au fait qu'ils cherchent à écouter et à jouer en même temps, attitudes différentes. Mais au sens propre, cette phrase l'encourage aussi à tenter d'overdubber de manière aléatoire, de rechercher autre chose dans l'enregistrement multipistes que le simple effet de décalcomanie. Ce disque somptueux est là pour illustrer cette démarche à tâtons: David Sait, joueur de Ghinzeng, une sorte de cithare sur table chinoise ancêtre du koto japonais, rencontre le docteur, au banjo, pour un Clash of the instruments traditionnels du plus bel effet. Mais l'extraordinaire est que les musiciens ne se sont pas rencontrés (au moins pour l'enregistrement), et que chacun a enregistré ses pistes séparément, sans écouter ce que l'autre avait fait (Eugene a enregistré ses parties au pays basque). Les deux moitiés, collées à la faveur d'un studio, donnent ce dialogue, non pas de sourds, mais d'agents extralucides de l'aléatoire, de l'accident heureux, du miracle. En brodant séparément leurs tapisseries, ils découvrent des motifs qui s'imbriquent et défient le hasard. Musiciens adeptes de la théorie du chaos, les deux mages jouent avec les fractales et abolissent l'espace-temps. Le docteur passe de Frankenstein on ice à Enstein on the beach. Car tout sonne, et les deux musiciens délivrent là un disque hanté, méditatif, fluide et envoûtant, de haute musique sacrée.
ALG


jeudi 6 mai 2010

A BLOTTER HIT OF LSDCW (1982)


A BLOTTER HIT OF LSDCW (1982)

EC : vocal, guitar, rake, golf club
Tom Shephard : bass
David Licht : percussion

Hair on My Chinny Chin Chin* / Journey to the center of The Mind* / The Rake / San Francisco Night* / Cmon Everybody / Balue Bolivar Ba-lues Are / Winchester VA* / Only Daddy' ll Walk the Line* / Terror Phone* / Jack Johnson Rake / Steppin' Out* / Winchester VA X / National Bummer / Shockabilly Weekend / Jack Johnson / The Golf Club / A Day in the Life / White Room* (two takes)

Une compilation de morceaux live enregistrés à Greensboro par Son of Shockabilly (version alternative de Shockabilly avec Tom Shephard - alias Shep the Hep - à la place de Kramer). La moitié des titres (*) figureront dans l'album Blotter LSDC&W 2001. Le reste est inédit.
Boosté par la basse de Shephard, le trio fonce à donf dans les virages sur une bécane à kit non homologué (Cmon Everybody, National Bummer). Eugene carbonise de la guitare irradiante, tripote du râteau électrique (version upercut de Jack Johnston), laboure les greens à coup de fer à pointes (le "golf club", encore un instrument bricolé), abuse grave de la gâchette-médiator (Winchester VA, White room) pour faire jaillir ses solos comme des coulées magmatiques. Un pur moment de rock'n'roll !

Emmanuel Girard